Le DPE ne se base pas sur vos factures, mais sur une consommation dite conventionnelle. Celle-ci est calculée selon des scénarios d’usage standardisés (température de consigne, durée de chauffage, occupation du logement, production d’eau chaude sanitaire), identiques pour tous les logements afin de permettre une comparaison objective. Le calcul suppose une occupation continue du logement et des températures de référence (environ 19 °C pour le chauffage), qui peuvent être supérieures ou différentes de vos habitudes réelles (chauffage plus modéré, pièces peu utilisées, absences prolongées, etc.).
Plusieurs configurations sont à considérer dans le cadre de la réalisation d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Pour les logements situés dans un bâtiment collectif, notamment les appartements, le DPE est requis sans condition de surface, conformément à la réglementation en vigueur. En revanche, pour les bâtiments indépendants à usage d’habitation, tels que les maisons individuelles, l’obligation de réaliser un DPE ne s’applique pas lorsque la surface de plancher est inférieure à 50 m², au sens de la définition réglementaire de la surface de plancher.
La réponse dépend de la durée de location et du type de bien. Si le logement est loué moins de 4 mois par an (consécutifs ou non), le DPE n’est pas obligatoire. Cela concerne la majorité des locations saisonnières de type meublé de tourisme. En revanche, si le logement est loué plus de 4 mois par an, il est alors considéré comme une location classique au regard de la réglementation. Dans ce cas, la réalisation d’un DPE est obligatoire, et celui-ci doit être annexé au contrat de location.
Le classement A correspond au niveau de performance énergétique le plus élevé. Il est majoritairement attribué aux logements récents conçus conformément aux réglementations thermiques RT 2012 et RE 2020, qui imposent des exigences strictes en matière d’isolation thermique, de limitation des consommations énergétiques et de recours aux énergies renouvelables. Néanmoins, les bâtiments plus anciens peuvent également atteindre ce niveau de performance à l’issue de rénovations énergétiques globales. Celles-ci reposent notamment sur une isolation renforcée de l’enveloppe du bâti (murs, toitures, planchers et menuiseries) ainsi que sur l’installation de systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire à haute performance énergétique, fonctionnant à partir de sources d’énergie renouvelable.

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