Chauffage arrêté, clim démarrée ? L'alternative

Publié par Claude, le 28/05/2011 à 12:06

Climatisation ou isolation

On arrête le chauffage mais,  l’ensoleillement génère aussi ses contraintes énergétiques.
Selon une étude récente, durant les fortes chaleurs estivales, les Américains consacrent plus de 40 % des dépenses énergétiques du pays au rafraîchissement des logements et bureaux par leurs climatiseurs !
En France la survenance des précédentes canicules,  a permis de prendre conscience que l’architecture de nos maisons et de nos immeubles était un appel à la surchauffe intérieure.  Les grandes parois de verre sans protection athermique, les ouvertures larges mal orientées, l’absence de protection solaire faisant ombrage s’ajoutent à la faiblesse des isolations thermiques  pour faire de nos locaux des étuves. Le seul recours n’est pas dans la pose d’un climatiseur ou d’une pompe à chaleur réversible. La climatisation et le rafraîchissement sont toujours une cause supplémentaire de dépenses énergétiques dont un bâtiment bien appréhendé doit pouvoir se passer.
 

Des alternatives simples

Le réchauffement climatique, la sécheresse persistante et la fréquence des périodes caniculaires doivent être des alertes sur la façon dont dans nos pays dits tempérés nous nous protégeons de la chaleur alors que depuis des siècles les populations des pays chauds ont mis en place des solutions pratiques et simples qui leur permettent de protéger, isoler et rafraîchir les demeures à bien meilleur compte et de façon tout aussi efficace que nos climatiseurs.
Si, pour un bâtiment existant, il est impossible de revoir l’implantation sur le terrain et l’emplacement des fenêtres, les occupants peuvent prendre en compte le rôle de la végétation, par ombrage et surfaces vertes, les protections solaires fixes et amovibles, les systèmes simples de rafraîchissement et la performance des isolants.
Une petite fissure dans un isolant, ou un défaut d’étanchéité de pose d’une menuiserie est une grosse déperdition de chaleur en hiver, mais c’est également une importante entrée pour l’air chaud extérieur estival. Si en hiver, il suffit de monter le chauffage pour retrouver la température souhaitée, en été il est impossible de lutter sans le recours au rafraichissement et à ses dépenses en énergie. 

Selon une étude de l'Institut allemand de physique du bâtiment de Stuttgart : « sur une surface d'isolation de 1m2 et d'une épaisseur de 14 cm, une fente d'une largeur de 1 mm dans le système isolant, due à un mauvais jointoiement de l'isolation, entraîne 4,8 fois plus de déperditions de chaleur que l'ensemble de la surface isolante. » et une fente entre une huisserie et le mur, peut générer beaucoup plus de pertes que la menuiserie elle-même, si la pose n’est pas bien faite. Un interstice moyen de 1/10ème de mm entre le mur et une fenêtre standard (1x1,3m) crée l’équivalent d’un trou de 5 cm² dans le mur. En fait, toute fuite dans un bâtiment, rend tout le système d'isolation inopérant ou presque.

Les avantages sur le confort de l’étude thermographique et de l’infiltrométrie pour déceler les ponts et fuites thermiques sont ainsi autant bénéfiques en été qu’en hiver et la démocratisation des appareils qui en a fait baisser les coûts les rend facilement accessibles en complément d’un DPE.
 



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